Le drame des décès pendant le confinement et les problèmes posés par les obsèques

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« Ayons une pensée forte pour ceux qui meurent tout seuls à l’hôpital, sans leurs proches avec le soutien des soignants. Mêmes défunts qui ne seront pas accompagnés par leurs proches et amis (es) à l’heure de leurs obsèques. Une tragédie et une douleur pour nombre de personnes. »

Entre le 14 et le 24 mars 2020, les familles étaient interdites de se joindre aux défunts lors des enterrements. Depuis, le gouvernement a adapté le confinement en autorisant le regroupement des proches du défunt (maximales 20 personnes) pour accompagner les corps jusqu’à leur dernière demeure.

Admettre le très proche est un minimum en période de crise du covid-19, mais empêche de réunir l’ensemble de la famille, les amis, les connaissances du défunt.

Dans un pays judéo-chrétien, l’accompagnement des défunts est un sujet sensible et aucune famille ne peut imaginer laisser enterrer un proche sans être présent, sans cérémonie, sans accompagnement. Dans notre culture, il est impensable de ne pas de recueillir, de ne pas prier, de ne pas se réunir pendant une période difficile.

Que dire pour la communauté musulmane qui vit un deuil de 40 jours.

 La perte d’un être aimé, d’un proche est difficile à surmonter en temps normal. Que dire en période de cris.  Particulièrement pour ceux qui étaient hospitalisés et qui sont morts sans leurs proches, seuls. Car n’oublions pas les personnes hospitalisées arrivent seules à l’hôpital, sont transférées seules en réanimation et meurent seules. Ils ne sont entourés que par les soignants qui font ceux qui peuvent pour humaniser un moment difficile.

En outre, seules les personnes testées avant leur décès sont considérées comme victimes du covid-19 et rentrent dans les statistiques. Les autres meurent anonymement.

Certains propos rapportés par des témoins sont difficiles :

  • Les victimes sont considérées comme des pestiférés
  • Aucune toilette mortuaire
  • Les corps sont mis dans des housses mortuaires étanches et hermétiquement fermées, avant la mise en cercueil. La même procédure qu’en temps de guerre pour les militaires.
  • Cercueil scellé
  • Transport par un personnel protégé par une tenue, des gants, un masque, etc.
  • Pas de cérémonie religieuse
  • Enterrement ou crémation très sécurisée.
  • Aucune possibilité pour les proches de voir le corps, d’embrasser le défunt ou de lui dire au revoir.

 

Le Premier ministre Edouard Philippe à préciser le 23 mars : «  si la présence de proches de la personne décédée est permise, il n’est toutefois pas possible pour les amis, membres éloignés de la famille ou collègues de bureau de se rendre aux obsèques. »

« Nous avons voulu à la fois préserver l’humanité de ces moments, la nécessité de se retrouver et de respecter aussi les consignes de sécurité. De faire en sorte que ce soit dans des tout petits rassemblements en respectant évidemment au mieux les consignes de sécurité sanitaire »

Et de préciser : « Conserver la possibilité de rebond, l’humanité dans une société confinée, c’est un exercice redoutable », confie Edouard Philippe qui justifie cet encadrement des obsèques : « ce qui compte pour nos concitoyens c’est moins la règle, c’est de comprendre pourquoi il y a cette règle ».

 N’oublions pas qu’outre les familles, les soignants sont dans la douleur. Les équipes funéraires souffrent également de cette situation, avec un surcroit de travail, des mesures de protection strictes et l’impression de cacher les corps à leurs familles. Le climat est difficile. Les équipes doivent se protéger, mais n’ont pas de moyens, ils font partie des oubliés et effectuent un travail difficile, pénible.

 

La Bible nous parle de la résurrection, celle de Lazare bien entendu, mais surtout celle de Jésus Christ. Nous ressusciterons parce que Christ est revenu d’entre les morts. Il est ressuscité d’entre les morts. En 1 Corinthien 15 / 12 à 25 nous lisons :

Or, si l’on prêche que Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a point de résurrection des morts?

« 15.13 – S’il n’y a point de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité.

15.14 – Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine.

15.15 – Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l’égard de Dieu, puisque nous avons témoigné contre Dieu qu’il a ressuscité Christ, tandis qu’il ne l’aurait pas ressuscité, si les morts ne ressuscitent point.

15.16 – Car si les morts ne ressuscitent point, Christ non plus n’est pas ressuscité.

15.17 – Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés,

15.18 – et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ sont perdus.

15.19 – Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.

15.20 – Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts.

15.21 – Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts.

15.22 – Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ,  15.23 – mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement.

15.24 – Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. »

 

Presse :

Funérailles « horribles » et système D pour se protéger : les pompes funèbres ont « la peur au ventre » face au coronavirus

 

 

 

1 Comment
  1. […] ce sujet, nous devons réapprendre à vivre avec la mort, qui fait partie intégrante de la vie et que nous avons sous-estimée ces dernières années à […]

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