le marché

Le marché du financement des entreprises :

Le marché est en plein essor, du fait de la forte demande en financement et du blocage des établissements bancaires et financiers, sur les projets solidaires et immobiliers.

Les entreprises françaises ont besoin d’emprunter près de 100 milliards d’euros dans les 5 prochaines années, il est donc important de mettre en rapport la demande, avec l’offre en cours de construction. [1]

L’année 2018 n’a représenté que  400 millions d’euros de collecte ! Le marché est donc 100 fois plus important que l’offre disponible. En comparaison, les plateformes anglaises ont financé 13 milliards d’euros de volumes cumulés de prêts, contre 4,412 milliards en 2015.

Actuellement, la collecte ne représente à terme que 5 % du marché à venir. Le potentiel actuel est d’un milliards d’euros en France d’ici fin 2020, il est nécessaire d’encadrer le secteur et  de proposer des services novateurs.

« Le Crowdfunding se développe en France depuis la Fin 2014 et ne « représente que 5% des sources principales de financement à la création d’entreprise. Les fonds personnels représentent, eux, 91% et l’emprunt bancaire 27%. »

« Le financement participatif est un marché estimé à 1.000 milliards de dollars en 2020 ! Il a révolutionné le monde de l’investissement : les entreprises, associations ou entrepreneurs impliquent leurs futurs clients pour financer leur projet en les faisant participer à l’aventure. »[2]

 En France, nous pouvons mobiliser rapidement 12 milliards d’euros pour développer notre économie, en réorientant 1% de l’épargne disponible des français (1.200 milliards placé sur des supports à court terme (dépôt à vue, livrets et plan divers) offrant des rendements très faibles (moins d’1% annuel).

 

Le besoin :

  « En France, l’offre de financement pour les entreprises parait suffisantes, hors trop de dossier de trouvent pas de solution, malgré des projets intéressants. Le succès des sites de plateformes de prêt aux entreprises repose sur l’existence d’un besoin non satisfait tant par le secteur bancaire, que le secteur associatif et solidaire (France Active, les plateformes d’initiative locales), le capital-risque.

Il faut se rendre à l’évidence, il y a d’un côté des particuliers qui recherchent une solution de placement avec un rendement intéressant et supérieur au livret A et de l’autre des entreprises qui cherchent à se développer, à créer de la richesse et de l’emploi.

Maintenant, nous devons proposer des produits structurés, simples, mutualisé, avec le moins de risque possible et surtout offrant des garanties pour les parties.

Actuellement les taux d’intérêt approches les 8-10% pour les prêts professionnels et jusqu’à 14% pour ceux destiné à l’immobilier.

« Cependant il ne faut pas oublier que le risque est important et que les prêteurs peuvent perdre l’intégralité de leur placement. A ce titre, plusieurs plateformes ont mis en place des solutions pour limiter ce risque et ainsi protéger les prêteurs. »

Il est nécessaire d’être rigoureux dans la section des dossiers, mais il ne faut pas fermer la porte à des dossiers potentiels, qui ne seraient pas finalisables sans modification où analyse complémentaire. Dans ce cas, le transfert à une équipe de professionnel et non à celui de la plateforme. »

 

Les plateformes :

Actuellement environ 150 plateformes se partagent un marché de 900 millions d’euros de collecte, dont une trentaine réellement à la pointe. Dans les 5 prochaines années, le marché sera de 10 milliards de collecte, avec moins de 200 plateformes

Nous le répétons, les structures doivent attendre un point critique et la collecte doit être d’au moins 10 milliards dans les 5 prochaines années pour avoir une action significative sur le secteur, puisque les commissions représenteraient un volume compris entre 400 et 900 millions d’euros, et ainsi pérenniser les plateformes.

 

L’avenir :

Tout comme « Les services aux particuliers et aux entreprises y sont moins développés en France qu’ailleurs (6,7 %, contre 15,3 % aux États-Unis et 11,5 % en Allemagne). Pourtant ils sont pourvoyeurs de richesse et d’emploi. » Hors c’est un secteur très utile. Pourtant « Ces services sont à l’intersection des sphères marchandes et non marchandes, des domaines économiques et sociaux. Le crowdfunding a un avenir certain. Au-delà de l’intérêt purement économique de ce type de services (création d’emplois et création d’activités économiques), il est important de prendre en compte une dimension porteuse de valeur ajoutée non chiffrable, liée au maintien du lien social. »

L’entretien de Stéphanie Savel, présidente de Wiseed à l’AGEFI du 8 mars 2018, est très intéressant et a pout titre : « Les trois grandes tendances du crowdfunding pour 2018 » :

« En 2017, l’activité du crowdfunding a été très soutenue car toutes les plates-formes ont collecté plus de 336 millions d’euros auprès de particuliers, ce qui représente une croissance d’environ 45 % par rapport à 2016. On a pu tirer des tendances sur ces chiffres. Tout d’abord, on s’aperçoit que les particuliers, via les plates-formes de financement participatif, s’orientent de plus en plus vers les secteurs économiques. On est sorti de cette image qui nous colle encore à la peau sur le fait que le crowdfunding ne finance que les secteurs culturels ou sociaux. En 2017, 80 % des flux ont irrigué d’autres secteurs économiques (l’immobilier, les énergies renouvelables, les services).

La deuxième tendance, c’est que les entreprises ont capté la majorité des flux qui ont été collectés sur les plates-formes de financement participatif : cela représente 75 % des montants collectés auprès des particuliers qui veulent investir dans l’économie réelle et dans les entreprises (notamment dans les PME).

La troisième tendance que l’on observe : les particuliers ont compris les risques qui sont associés à ces modes de financement et donc diversifient de plus en plus leurs portefeuilles sur les plates-formes. »[1]

En résumé  :

Les entreprises ont besoin  d’emprunter près de 100 milliards d’euros dans les 5 prochaines années, il est donc important de mettre en rapport la demande, avec l’offre en cours de construction. [2]

 

Informations complémentaires :

2016 – BSI – contexte

 

Création : janvier 2019 – intégration sur le site : novembre 2020 – dernière mise à jour : 21.11.2020

 

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